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Pain d'épices sans modération ...

Sa teneur en glucides simples intéresse fort les diététiciens. Il est tout à fait
recommandé pour les sportifs, en toutes circonstances (avant et après le sport) car il contient un mélange de glucides complexes et rapides. Le pain d’épices régnait au début du siècle avant l’arrivée des viennoiseries (croissant, pain au chocolat… ) et des barres chocolatées hyper sucrées très lourdes en calories. Il serait intéressant de le réhabiliter auprès des jeunes 
consommateurs car il est pauvre en lipides contrairement aux viennoiseries et aux barres chocolatées ce qui semble important à une époque où l’on s’inquiète de l’obésité de l’enfant. 

Le miel constitue un des éléments qui communique la saveur particulière des pains d’épices. De plus par sa composition de 70% de dextrose et de lévulose, il empêche la pâte de se dessécher trop rapidement et lui permet de se conserver plus longtemps moelleuse. La quantité de miel varie suivant la qualité du pain d’épices recherchée. Elle peut varier jusqu’au poids égal à celui de la farine.

Une origine chinoise

Le pain d’épices s’appelait à l’origine le mi-king, un pain au froment et au miel, mis au point en Chine au 10° siècle pour les empereurs de la Dynastie Tang.
Il a été apporté en Europe par les guerriers mongols qui appréciaient sa haute valeur énergétique et en avait fait leur ration de combat. Arrivé en Europe, le pain d’épices est additionné de toutes sortes d’épices rares à cette époque : clou de girofle, noix de muscade, gingembre ou encore cannelle. Ces épices étaient en ce temps très onéreux, ce qui a fait du pain d’épices un mets très précieux affectionné par la noblesse. Une rareté renforcée par le procédé de fabrication, la pâte du gâteau enduite de miel devait sommeiller pendant 6 mois. Le pain d’épices était en ce temps symbole de richesse et de puissance.

En Europe, fabriqué par les moines

C’est alors tout naturellement que la fabrication du pain d’épices a été prise en charge par les moines qui en firent un gâteau sacré aux vertus médicinales, mais qu’ils vendaient bien volontiers aux païens. Le pain d’épices devient alors une des friandises préférées des français et de ce fait des fêtes. Il est la star de la foire du trône, foire qui s’appelait à son origine la foire au pain d’épices, sous la forme d’un cochon rose.

Pourquoi un cochon ?

Philippe de France, fils de Louis VI le Gros – roi de France au 11°siècle -, meurt alors d’une chute de cheval causée par un cochon errant dans les rues de Paris. Le roi Louis VI Le Gros interdit alors à tout cochon de circuler librement dans les rues mais finit par céder aux moines de Saint Antoine à condition qu’on leur mettre des clochettes pour prévenir les cavaliers. En reconnaissance, les moines de Saint Antoine créent un pain d’épices en forme de cochon. La foire Saint Antoine est rebaptisée la foire au pain d’épices avant de devenir notre fête foraine actuelle, la foire du trône.

Et le bonhomme de pain d’épices dans tout ça ?

Il n’est ni originaire de Chine ni de France mais d’Angleterre. Les premiers bonshommes de pain d’épices connus ont été servis à la cour de la reine Élisabeth I d’Angleterre (16° siècle) qui aimait beaucoup offrir à ses invités de marques des bonshommes à leur effigie. La tradition de biscuit en forme de bonhomme de pain d’épices, souvent décoré avec du glaçage ou juste le visage et quelques boutons dessinés, s’installe, renforcée par le conte du petit bonhomme de pain d’épices.

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